Archives du mot-clé conseil

De nos jours, beaucoup de personnes se sentent fatiguées. Le manque d’exercice et une alimentation pas toujours équilibrée dans un rythme de vie stressant en sont les principaux responsables.

            D’abord, il convient de bouger et de respirer. La nature s’éveille et les bourgeons apparaissent, c’est le moment d’aller l’admirer en faisant de grandes promenades en campagne, du jogging, du vélo… mais si vous les préférez, la gymnastique, le yoga ou la piscine feront aussi très bien l’affaire… En même temps que vous bougez, respirez à plein poumon en faisant de grandes respirations plusieurs fois de suite. Faites-en aussi tous les jours devant votre fenêtre ouverte si vous n’habitez en milieu pollué. La respiration permet d’éliminer les toxines volatiles. Quant à l’oxygène, il apporte l’énergie à votre corps. Il en a besoin pour effectuer son nettoyage. Pensez aussi à boire beaucoup, choisissez plutôt des eaux de source ou des eaux minérales et évitez les eaux gazeuses trop riches en sel. L’eau permet de réhydrater le corps et le cerveau ce qui leur permet de se régénérer. Elle stimule aussi les reins qui vont pouvoir ainsi éliminer une partie des toxines accumulées dans le corps au cours de l’hiver.

MP900433069 - copie

            Pour ce qui est de l’alimentation, commencez par alléger vos repas. De plus petites quantités d’aliments faciliteront le travail de la digestion. Ensuite, optez pour les fruits et les légumes frais de préférence d’origine biologique. Faites-vous de grands jus avec les fruits frais que vous trouverez et consommez-les aussitôt. Car les vitamines sont très rapidement éliminées. Pour ceux ou celles qui le préfèrent, il est possible de se confectionner des jus de légumes frais, ce qui est aussi fort agréable. Pour les repas, des crudités, des légumes cuits à la vapeur (ou à l’eau), des poissons ou des viandes blanches en seront la base avec de bonnes huiles d’olive, de noix ou de colza. C’est le moment d’oublier les graisses cuites, les fritures, les pâtisseries et les charcuteries qui alourdissent le corps et l’esprit.

            Les épices, les condiments, les herbes sont les bienvenues en petites quantités, pour accompagner ces repas (si le tube digestif n’est pas irrité). Ils en rehaussent le goût, mais surtout ils favorisent la digestion en stimulant la vidange gastrique, le drainage de la vésicule biliaire et en améliorant l’absorption des aliments au niveau intestinal. Ils relancent aussi les transits intestinaux paresseux ce qui est très important. Car la constipation a tendance à favoriser l’encrassement de l’organisme, les déchets n’étant pas correctement éliminés. Donc, pensez à inviter plus souvent à votre table de l’ail, des oignons, du cerfeuil, du persil, des herbes de Provence, du curry, du gingembre, du céleri…

MP900430659 - copie

            Certains peuvent opter pour un jeûne de courte durée (1 à 2 jours), qui laisse au corps le temps de se consacrer exclusivement à sa purification. Il est en effet soulagé de la tâche de digérer et de distribuer les nutriments de l’alimentation dans le corps. Il peut alors effectuer en toute quiétude son nettoyage de printemps. Un jeûne de quelques jours doit s’accompagner d’une bonne hydratation, voire de la consommation de bouillons de légumes (biologique) ou d’infusions. Il faudra aussi prendre un laxatif léger pour assurer un bon transit les jours de jeune en prenant par exemple du chlorure de magnésium. Ces périodes de jeûne doivent être aussi des moments de détente, de relaxation, de réflexions pour faire le point de sa vie et ses projets. Ils s’accompagnent de temps de promenade au grand air et de méditation.

            Côté remède quelques plantes aideront votre organisme dans son travail de nettoyage. Le chardon Marie est sans doute le plus intéressant, mais il y a aussi la fumeterre, la chélidoine, le cassis, le romarin qui permettront de stimuler le foie (organe essentiel à toute détoxication) et les reins. Ils peuvent être pris sous forme de gélules ou d’ampoules buvables selon leurs origines, mais aussi sous forme d’infusions ce qui est souvent très agréable. Une infusion le soir avant le coucher, de romarin et de verveine assurera un bon sommeil récupérateur. Enfin certaines plantes comme l’aloe vera ou la sève de bouleau sont plus spécifiques encore pour assurer cet assainissement de l’organisme. Elles peuvent prises en cures de quelques semaines.

            À cette période, il peut être intéressant d’apporter au corps des nutriments qui peuvent lui manquer : vitamines, oligoéléments, minéraux ou antioxydants. L’alimentation le lui apportera en partie, mais une petite complémentation est souvent la bienvenue au moment du printemps. Il est ainsi possible de faire appel au ginseng, à la gelée royale, au sérum de Quinton, à la maca, au jus d’herbe verte, aux champignons comme le maïtaké, le shiitaké, le chaga, ou encore aux algues comme la chlorella (qui fait aussi la détoxication des métaux) ou le lithothamne (qui a un PH très alcalin).

            Quoi qu’il en soit, cette remise en forme est un temps essentiel dans le rythme de notre corps. Toutes les sociétés anciennes pratiquaient des rites de purification à cette période pour redonner au corps toutes ses potentialités afin qu’il puisse faire face à l’activité de l’été qui arrive. 

Luc BODIN

Quelques conseils permettront déjà de minimiser les troubles liés à une HBP :

MP900422519 - copie

  • Boire beaucoup dans la journée pour laver la vessie et prévenir les infections. Et inversement, boire peu le soir pour éviter d’avoir à se relever trop souvent la nuit.
  • Ne pas se retenir trop longtemps lorsque le besoin d’uriner se fait sentir.
  • Le café, l’alcool, les épices, la moutarde stimulent la diurèse (fabrication des urines) et irritent la vessie.
  • Manger de préférence des fruits, des légumes et des crudités pour leur apport en antioxydants ; prendre aussi des acides gras polyinsaturés oméga 3 et 6 (colza, noix, olive, onagre, poisson) qui stimulent la fabrication de prostaglandines précurseurs d’anti-inflammatoires naturels. Le soja serait aussi bénéfique pour la prostate. Les viandes sont par contre à limiter parce qu’elles favorisent le développement de l’HBP.
  • La lutte contre le stress est indispensable, car aggravant les troubles urinaires.
  • Le froid comme le port de charges lourdes aggravent aussi les besoins d’aller uriner.
  • La marche, l’activité physique et les relations sexuelles seraient par contre bénéfiques. Alors que le vélo et l’équitation compresseraient la prostate et seraient donc délétères.
  • Lors de la miction, il est conseillé de prendre son temps pour s’assurer de bien avoir vidé totalement sa vessie. Selon les personnes la miction en position assise est facilitée par rapport à la position debout.
  • Attention la prise de certains médicaments peut aggraver les symptômes : anti-histaminiques, sédatifs, diurétiques, neuroleptiques, antidepresseurs,  etc.

Luc BODIN

 

Conseils naturels de mon médecin de famille
Dr Luc Bodin

Livre - Conseils naturels

COMMANDER CE LIVRE

Le Dr Bodin partage ici son expérience de plus de 20 ans de médecin de famille.

Découvrez avec lui de nombreux traitements naturels, protocoles simples, mais aussi remèdes de grand-mère et secrets de médecin de famille, dont il a pu constater l’efficacité avec ses patients.

Bien sûr l’automédication ne remplace pas une consultation médicale, mais le Docteur Bodin gage que les remèdes naturels qu’il propose vous fourniront une aide précieuse pour soulager et/ou soigner plus de 130 troubles ou maladies.

Ces remèdes, disponibles en pharmacie, parapharmacie ou magasin bio, traitent les maux les plus fréquents de la vie quotidienne, depuis l’abcès jusqu’u zona!

Plein de « conseils santé » naturels et simples, issus de l’homéopathie, de l’aromathérapie, de la phytothérapie, mais encore du savoir ancestral de nos « bons vieux médecins » qui connaissaient les atouts préventifs et thérapeutiques de maints produits d’usage courant : huile d’olive, bicarbonate de soude, chlorure de magnésium, citron, vinaigre, ortie, sel, ail…

Un bloc-notes malin pour booster la santé de sa petite famille et être bien !

Prix : 8,50 euros
Editions Jouvence.

 

Pour vous assurer d’avoir le meilleur traitement et le plus adapté à la situation de la personne malade, cinq règles y aideront :

1- Il est très important d’avoir affaire à une équipe compétente. Car, les techniques et les protocoles changent régulièrement. Il faut donc avoir affaire à des professionnels au courant des dernières découvertes afin de faire bénéficier la personne des protocoles les plus performants. Il est aussi important que ces spécialistes aient l’habitude d’utiliser ces traitements. Car, un chirurgien n’opérant que les thyroïdes sera beaucoup plus efficace pour opérer d’un cancer de la thyroïde, qu’un chirurgien « généraliste ». De même, les chimiothérapies évoluent, aussi convient-il que le médecin soit parfaitement informé de toutes les modalités de ces nouveaux traitements (posologie, indications, contre-indications, effets secondaires…). C’est pourquoi, il est préférable de consulter dans les centres expert. Il s’y trouve des spécialistes pour chaque discipline, qui se tiennent sans cesse informer des dernières évolutions en matière de cancer, gage de recevoir le meilleur traitement.

 

2- Quelque soit le traitement entrepris, ne jamais le faire à moitié. Ne pas minimiser les doses de chimiothérapie pour la rendre plus supportable car elle perdrait  une partie de son efficacité. Ne pas espacer les séances de radiothérapie : car plus elles sont espacées, et moins les résultats seront bons… En résumé, soit vous suivez les traitements, soit vous ne les suivez pas ! Mais ne faites jamais votre traitement à moitié !

 

docteur équipe 2

 

3- Penser à préparer son corps et son esprit à l’intervention chirurgicale, à la chimiothérapie ou à la radiothérapie. Une vie saine, une bonne alimentation, une petite activité physique dans les précédents les traitements sont conseillés afin d’arriver le jour du traitement le moins fatigué possible…. Des traitements homéopathiques peuvent aussi vous aider à  préparer la personne physiquement et psychologiquement, à une intervention chirurgicale, une chimiothérapie ou une radiothérapie… La sophrologie est aussi une aide précieuse.

 

4- Sans arrêter le traitement médicamenteux habituel (pour les personnes qui en prennent un), ne prendre que les remèdes strictement nécessaires et indispensables. En parler avec son cancérologue… De plus, certains médicaments usuels peuvent être contre-indiqués, voire nocifs en association aux traitements anticancéreux. Il est important de faire le point avec lui avant tout traitement.

 

5- Ne pas hésiter à commencer des traitements complémentaires de soutient de l’état général ou du traitement du cancer : vitamines, plantes, homéopathie, etc. Il est important aussi de les commencer le plus tôt possible pour en obtenir le meilleur effet, plutôt que d’attendre que le traitement conventionnel soit fini pour commencer un traitement complémentaire.

Dr Luc Bodin

Dans une tumeur, au sein des cellules cancéreuses, il existe des cellules normales : des fibroblastes, des lymphocytes, des cellules endothéliales qui jouent un  rôle important dans la formation du cancer par :

1- le développement de la vascularisation de la tumeur (néovascularisation). Les cellules cancéreuses secrètent des facteurs «pro-angiogéniques (facteurs favorisant le développement de la vascularisation comme  VEGF, PGF, EGF, NOS, PDGF…) dès qu’elles commencent à manquer d’oxygène. Ces substances vont stimuler les cellules endothéliales (des vaisseaux sanguins) qui vont alors construire des nouveaux vaisseaux sanguins qui vont apporter aux cellules cancéreuses davantage d’aliments et d’oxygène. Certains traitements anticancéreux visent à neutraliser ces substances proangiogéniques, il n’y a donc plus formation de néovascularisation et donc la tumeur ne sera plus nourrie… ce qui la fera mourir.

2- les fibroblastes, situées dans le tissu conjonctif entourant les cellules, vont provoquer l’activation des enzymes protéolytiques (métallo protéase, plasmine, urokinase, cathépsine… substances dégradant les protéines) qui détruisent les tissus environnant les cellules cancéreuses, favorisant leur détachement et donc leur migration ce qui aboutit à la création de métastases à distance.

3- Mais pour permettre la migration des cellules cancéreuses il faut également un défaut dans la sécrétion des protéines d’adhésion, c’est-à-dire des protéines assurant les jonctions entre les cellules, les amarrant ainsi entre elles. Un déficit de ces protéines, appelées « suppresseurs de métastases », favorisera le pouvoir métastatique de la tumeur.

labo cellule cancéreuse 4

Il est remarquable de noter que c’est le tissu normal qui va :
– permettre l’apport sanguin (oxygène et nutriments) au cancer et donc favoriser son développement.
– permettre la perte d’ancrage des cellules cancéreuses et donc la dissémination des cellules cancéreuses dans tout l’organisme.
Cela démontre l’importance du « micro-environnement » autour des cellules cancéreuses, ce qui rejoint également la notion du « terrain » cancéreux. 
C’est également la défaillance du système immunitaire qui laissera passer et s’installer sans rien faire, la cellule métastatique dans son nouvel organe hôte.

L’évolution :   
Tout ceci conduit le cancer à se développer :
localement d’abord : il grossit dans son tissu d’origine (tumeur primitive),

– puis il envahit les autres tissus de l’organe (muqueuse, musculeuse, séreuse…). Cet envahissement se fait en continue avec la tumeur primitve, ou bien par l’envoi de nouvelles colonies à distance dans le même organe, formant de nouveaux foyers cancéreux.
– il atteint la périphérie de l’organe. La notion d’effraction en dehors de l’enveloppe de l’organe est importante. Car s’il y a effraction, cela veut dire que les cellules se sont échappées…
– il envahit les organes environnants.
– pendant ce temps, la tumeur aura également envoyé des cellules formées des colonies à distance dans les ganglions de drainage (adénopathies) d’abord, puis dans d’autres organes (métastases). Les organes le plus fréquemment touchés sont le poumon, le foie, les os, le cerveau.
– ces colonies vont  grossir
à leur tour et envahir l’organe où elles se trouvent.
– des colonies se forment de plus en plus nombreuses et de plus en plus volumineuses envahissant ainsi tout l’organisme.

Les manques de la théorie
Mais ce modèle d’évolution n’explique pas tout. Par exemple pourquoi certains organes sont souvent touchés par les métastases, alors que d’autres ne le sont que rarement. La théorie veut que la cellule cancéreuse migrante s’arrête dans les vaisseaux sanguins trop étroits pour lui laisser le passage. Ensuite elle se fixe sur la paroi du vaisseau sanguin qu’elle traverse et arrive alors dans l’organe. Commence ensuite son développement, sa multiplication et donc la naissance d’une nouvelle métastase. Cela semble logique lorsqu’il s’agit de métastases au niveau du foie, du poumon ou du cerveau. Mais ces cellules devraient s’arrêter également au niveau d’autres réseaux de ramifications comme la peau par exemple ou les muscles ce qui n’est pas le cas. Inversement, il y a aussi des cancers qui génèrent des métastases sur des organes très particuliers comme la surrénale par exemple. Il doit donc exister une autre explication qui n’est pas encore établie…. les chimiokines pourraient être une bonne piste.

Labo cellule cytokine

Les cellules cancéreuse circulantes

Ainsi, les cellules cancéreuses circulent dans le sang. On effectue même des comptages de cellules cancéreuses dans le sang, comme cette étude américaine de Houston (USA) où Massimo Cristofanilli et coll. ont étudié ces cellules  chez 177 patientes ayant un cancer du sein métastasé. Ils ont prélevé à plusieurs reprises 7,5ml de sang. Et « les malades qui, à l’entrée dans l’étude, avaient au moins 5 cellules cancéreuses pour 7,5ml de sang se sont révélés avoir un plus mauvais pronostic que celles qui en avaient 4 ou moins » « Ce décompte des cellules tumorales est apparu comme étant la variable ayant la plus forte valeur prédictive pour la survie sans progression et la survie globale ». (Cristofanilli M et coll., N Engl J Med 2004 ;351 :781-91 et AIM 2004)
 
Il existe des cancers très métastatiques (produisant de nombreuses métastases) et d’autres non. Les dosages des enzymes protéolytiques ou des protéines d’adhésion sur les cellules tumorales, permettent de connaître la tendance à fabriquer des métastases.
 
La cellule métastatique garde au début les caractéristiques de la tumeur primitive. Puis elle va se développer ensuite à son propre compte. Car vivant dans un autre milieu, dans un autre organe, elle va s’adapter et prendre certaines caractéristiques des cellules de cet organe. Ensuite comme le fait la tumeur primitive, elle va se dédifférencier et les anomalies chromosomiques vont se multiplier. Ainsi avec le temps, les cellules de la tumeur primitive et celle de la métastase vont garder quelques ressemblances sur certains points, mais aussi présenter de nombreuses différences avec le temps !

Dr Luc Bodin

Le lait est un aliment complet. Il est indispensable pour la croissance des nouveau-nés. Car il contient tout ce qui est utile pour leur croissance et le développement de leur cerveau. Mais, si nous comparons les laits d’une vache, d’une chèvre ou d’une femme, nous constatons tout de suite que les constitutions sont très différentes. Cela semble logique, car les croissances d’un petit veau et celle d’un petit homme ne sont pas du tout identiques. Leurs besoins nutritionnels sont donc très différents. C’est pourquoi il n’est pas conseillé pour les petits enfants de remplacer le lait maternel par du lait de vache.

Et si nous allons plus loin dans notre observation, nous constatons que dans la nature, il n’y a aucun animal adulte qui boit du lait et encore moins le lait d’une autre espèce. Car sorti de la petite enfance, le lait n’est plus un aliment indispensable. Il n’est pas non plus adapté aux besoins d’un adulte.

food lait

Les toxines :
     De plus, les laitages transportent beaucoup de produits toxiques:

1. Ils sont riches en graisses. On peut évidemment limiter cela en consommant des laitages allégés. Mais cette opération risque de faire perdre aussi des constituants intéressants (sels minéraux) contenus dans le lait.

2. Ils contiennent de la caséine, qui est une substance utile pour la digestion des animaux ruminants, mais indigeste pour les autres !

3. Ils sont riches en toxines. Car il faut se rappeler que nos vaches sont nourries avec des farines animales (contenant on ne sait quelles horreurs), qu’elles prennent souvent des antibiotiques ainsi que des hormones (pour les faire grossir) et qu’elles subissent de nombreuses vaccinations… Tout cela se retrouve dans leur lait, évidemment !

4. Il faut aussi se rappeler que le lait est riche en lactose, et que certaines personnes présentent des intolérances digestives au lactose provoquant essentiellement des troubles intestinaux : douleurs, ballonnements, troubles du transit…

5. Le lait contient aussi beaucoup de facteurs de croissance, utiles pour le développement du petit veau, mais qui peut favoriser le développement de certaines maladies notamment des cellules cancéreuses.

Les solutions
Tout cela montre les nombreux méfaits que peut procurer une consommation exagérée de laitages bovins. Cependant, quelques solutions peuvent déjà améliorer partiellement la situation :

- la prise de laitage biologique limitera les toxines.
- la prise de laitage d’ovins (chèvres et brebis) qui un lait moins porteur de toxines que les laitages de vache… Ainsi la consommation de laitages de chèvres ou de brebis d’origine biologique limiterait le problème sans le solutionner pour autant.

Cependant une petite quantité de laitages bovine peut être tolérée chez les personnes bien portantes. Cela permet de calmer le palais des gourmets. Mais il faut en limiter l’usage, car je rappellerais qu’un excès de laitages (lait, yaourt, fromages, fromages blancs) sera difficile à digérer pour le foie et apportera beaucoup de toxines encrassant l’organisme et responsable à la longue de maladies comme les allergies, les infections, les rhumatismes, la fatigue…
            

Par ailleurs, il serait ridicule de nier que le lait apporte beaucoup d’éléments intéressants. Nous avons souvent entendu parler en particulier de sa grande richesse en calcium et en protéines. Le lait est en effet l’aliment le plus riche en calcium. Mais là encore, nous pouvons trouver notre apport quotidien en calcium, ailleurs dans d’autres aliments. Car rappelez-vous que la vache dans son pré, qui nous fabrique un lait si riche en calcium, elle-même ne boit pas de lait (et elle n’est pas non plus décalcifiée) !

La liste des aliments riches en calcium (autres que les laitages) :
- Poissons : anchois en conserve, hareng fumé, sardines à l’huile, crustacés, coquillages (palourdes, huîtres, moules, coquilles Saint-Jacques)…
- Légumes verts : feuilles de bette, cresson, chicorée, épinards, haricots blancs, lentilles, choux rouges, chou vert, navet, persil, pois chiche, cœur de palmier…
- Fruits : amandes, rhubarbe, figue sèche, noisette, arachide grillée, olive, framboise, orange, raisin sec…
- Viandes : tripes…
- Chocolat.

Contre l’ostéoporose
Pour lutter contre la décalcification,
plus qu’un apport important de calcium, il faut surtout une bonne trame osseuse qui nous sera fournie par le Silicium organique (type G5*). Mais aussi il faut pouvoir fixer correctement le calcium sur cette trame osseuse. Cela se fera grâce à la vitamine D (fabriquée par la peau avec les rayons ultraviolets du soleil ou obtenue dans les huiles de foie de poisson) et grâce à une bonne activité physique. On pourra s’aider aussi de plantes contenant des phytohormones : soja, maca, yam chez la femme ou tribulus chez l’homme.

Mais il est possible aussi de remplacer le lait de vache par du lait de chèvre et de brebis (moins intoxiné), du lait de soja (pas en trop grande quantité chez les enfants), du lait d’ânesse, du lait de jument, du lait d’amande… On peut prendre aussi des desserts au soja, des compotes de fruits, des céréales…

Pour résumer, il faut reconnaître que les laitages sont des aliments très complets, surtout adaptés pour l’alimentation des petits enfants. Mais leur richesse en toxines, en caséine et en graisses en fait des aliments qu’il n’est pas possible de recommander de manière systématique : il n’est pas obligatoire de consommer tous les jours des laitages contrairement à ce qui est souvent dit. Il existe des alternatives pour l’apport quotidien en calcium. Par contre, si vous êtes en bonne forme et que pour le plaisir, vous désirez déguster un peu de fromage, ou de yaourt, absolument rien ne s’y oppose. Il n’y a jamais de mal à se faire plaisir !

Dr Luc Bodin