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En rhumatologie, il existe deux grands types de pathologies:

  • Mécaniques, comme les contractures, l’arthrose, les déformations qui s’étendent au fil des ans à l’ensemble du squelette en se répercutant d’une articulation à l’autre.
  • Inflammatoires, de type rhumatismal avec des articulations gonflées, rouges, douloureuses, et un syndrome inflammatoire visible sur les prises de sang (vitesse de sédimentation, PCR, fibrinogènes élevés…). Dans cette catégorie se trouve la polyarthrite rhumatoïde, qui peut être diagnostiquée sur la localisation des douleurs et la présence de marqueurs sanguins particuliers. Mais ils peuvent manquer dans certains cas ce qui peut rendre le diagnostic moins évident.

Avec le vieillissement de la personne, il est souvent difficile de distinguer ces deux entités. Tant les déformations deviennent inflammatoires et inversement les poussées inflammatoires induisent des déformations articulaires.

Le traitement conventionnel s’appuiera surtout sur les antalgiques, les anti-inflammatoires ou la cortisone qu’il faut réserver aux poussées aiguës. Car leurs effets secondaires peuvent être lourds.

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Un traitement naturel de fond reposera sur:

  • Harpagophytum nébulisat 250mg: 1 à 2 gélules aux trois repas.
  • Oligoélément de cuivre : 1 à 2 ampoules le matin.
  • Oligoélément d’or : 1 ampoule le soir.
  • Applications pluriquotidiennes de Silicium Organique G5
  • Applications d’argile verte sur les articulations très inflammatoires.
  • En organothérapie : cartilage 4CH + Os total 4CH + Synoviale 4CH + Ligament 4CH à raison d’un suppositoire les jours pairs au coucher.

D’autres remèdes existent notamment en homéopathie. L’acupuncture et l’auriculothérapie sont également très efficaces.

Luc BODIN

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L’arthrose est une maladie très fréquente dans la population surtout avec l’âge. Ainsi, 200.000 prothèses de hanche et de genou sont posées tous les ans aux États-Unis. Cependant, seule une partie des patients arthrosiques présentent une évolution sévère qui nécessitera une intervention chirurgicale. Il est donc intéressant d’essayer de les dépister à l’avance. Des chercheurs américains ont mis en évidence l’intérêt du taux sérique du VCAM-1 (Vascular Cell Adhesion Molecule 1) dans cette optique. Un taux élevé de VCAM-1 représente aujourd’hui le seul facteur biologique prédictif de la gravité de l’évolution arthrosique et cela jusqu’à 15 ans à l’avance. Il refléterait l’intensité de la  dégradation cartilagineuse et de l’inflammation articulaire. Pour le moment, cet intérêt se limite à la gonarthrose et la coxarthrose, mais des recherches s’effectuent actuellement pour confirmer que le VCAM-1 intéresse également l’évolution arthrosique de toutes les autres articulations du corps. 

Luc BODIN

Le genou est une des articulations les plus fréquemment atteintes par l’usure et les traumatismes. C’est ainsi qu’avec les années, une arthrose se développe induisant douleur et impotence qui peuvent conduire aux interventions chirurgicales dont la prothèse totale est le fleuron.

Avant d’arriver à ce stade chirurgical, de nombreux signes d’appel se produisent. Ils sont autant de signaux avertisseurs que la personne doit changer un certain nombre d’habitudes si elle veut éviter la survenue d’une arthrose évoluée. Il est possible d’en schématiser trois grands axes complémentaires.

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Soulager les contraintes

Lorsque nous marchons, lorsque nous montons les escaliers, lorsque nous demeurons debout, nous portons tout notre poids sur une jambe puis ensuite sur l’autre. Cela signifie que lorsque le corps s’appuie sur une jambe, tout son poids se trouve porté par un seul genou. Or, cette articulation n’est constituée que d’une quinzaine de cm2 de surface ce qui explique la forte pression qui s’exerce alors sur elle.

C’est pourquoi le port de charges lourdes appuiera fortement sur l’articulation ainsi que le surpoids. Ces contraintes exagérées produiront des inflammations du cartilage qui commencera à se désagréger, à devenir râpeux ce qui l’usera plus rapidement à l’image d’un papier de verre frottant sur une articulation… De fins morceaux de cartilage ou de ménisques peuvent se détacher produisant autant de « grains de sable » dans le genou aggravant, l’usure, l’irritation, la douleur et l’importance fonctionnelle.

La première chose à organiser est la perte du poids, qui soulagera d’autant l’articulation. Il est aussi conseillé d’éviter de porter des charges lourdes. Et lorsqu’il n’est pas possible de les éviter, il est préférable d’effectuer deux voyages avec deux petites charges, plutôt qu’un seul avec une grosse. La marche en montée et en descente (escalier, colline, terrain en pente) ou encore sur un terrain accidenté aggravera également le problème.

Parallèlement à ces mesures indispensables, la prise d’harpagophytum ou de cassis soulagera l’inflammation, alors que la chondroïtine, la glucosamine, le silicium organique, les vitamines C et D, l’acide hyaluronique, le zinc… aideront à consolider le cartilage.

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Revoir la statique du genou

Le genou est une articulation formée par le tibia (avec le péroné apposé contre lui) et le fémur entre lesquels se trouvent les ménisques et placée sur le devant : la rotule. Cette architecture compliquée explique qu’elle soit fragile et qu’elle peut être facilement altérée.

Les déséquilibres de la statique du squelette sont fréquents. Ils induiront tôt ou tard un déséquilibre d’un genou. La situation classique est le mauvais placement d’un pied (suite à un traumatisme, une entorse, une malformation…) qui entraînera obligatoirement un mauvais placement du genou… Ce phénomène est quelquefois évident en cas de jambes arquées (vers l’extérieur ou l’intérieur). Le poids du corps ne sera plus porté par l’ensemble de l’articulation, mais seulement par une petite partie (l’endroit du pincement articulaire) qui va alors s’user très vite…

Un replacement de la statique osseuse par un bon ostéopathe est toujours nécessaire. Le port de semelles orthopédiques pour replacer le genou dans son axe est aussi une solution intéressante afin de répartir à nouveau équitablement le poids sur l’ensemble de l’articulation.

Signalons que l’origine du déséquilibre peut venir quelquefois du haut du corps : colonne vertébrale, articulé dentaire, etc.

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Eliminer les toxines

L’élimination des toxines constitue le troisième volet essentiel pour toute prévention d’arthrose. Car tous les toxiques, les polluants et autres substances délétères entrés dans l’organisme (respiration, alimentation…) vont commencer par l’encrasser de manière globale. Cela va se produire d’autant plus aisément que l’intestin sera irrité et hyperperméable, ne remplissant plus alors son rôle de barrière.

Ensuite les toxiques vont venir se fixer préférentiellement dans les régions inflammatoires où se produisent des afflux de sang apportant avec eux, les polluants. Or, en cas de malposition ou d’un surpoids, les genoux sont en souffrance, c’est-à-dire qu’une inflammation s’y sera développée. Les substances nuisibles, les acides, les radicaux libres apportés avec l’inflammation, vont alors entrer dans les cellules de l’articulation et les détériorer voire les détruire. L’arthrose est en marche !

Pour éviter cela, il conviendra de suivre une alimentation bio équilibrée et pauvre en alcool, mais aussi de boire beaucoup d’eau, de faire un peu d’exercice physique et de prendre des plantes stimulant les organes éliminateurs (émonctoires) : aloe vera, spiruline, chardon Marie, raphanus, etc.

Luc BODIN

L’arthrose est une maladie fréquente surtout chez les personnes de plus de 50 ans. Elle est due à une usure des cartilages et des articulations secondairement à un mauvais positionnement articulaire ou/et des activités physiques trop importantes et répétées.

L’apparition d’une douleur articulaire nécessite une consultation chez le médecin afin d’en établir l’origine : traumatisme, rhumatisme, goutte, arthrose ? Un examen, une prise de sang, des radiographies voire un scanner peuvent être nécessaires.

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Une douleur articulaire d’origine arthrosique pourra être soulagé de différentes manières :

1. Les antidouleurs (antalgiques) classiques : paracétamol ou aspirine pour commencer, puis les antalgiques de niveau 2 ou 3 (caféïnés, codéïnés, dérivés morphiniques) selon l’importance de la douleur.

2. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont également efficaces. La forme pommade est à préférer, car elle limite le risque de problèmes digestifs (gastrite, colite). Par contre, certaines pommades sont photosensibilisatrices, donc attention en cas d’exposition solaire.

3. La cortisone est indiquée dans les formes sévères. Elle est souvent utilisée sous forme d’infiltrations dont le nombre doit être limité pour une articulation donnée, sous peine de détérioration intra-articulaire. De plus, une corticothérapie au long court favorisera l’ostéoporose. Il est donc préférable à la place de la cortisone, de réaliser des injections intra-articulaires d’acide hyaluronique qui ne solutionneront pas le problème arthrosique, mais soulageront la douleur et permettront de retarder une éventuelle chirurgie.

4. Les plantes sont particulièrement intéressantes :

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* Euphorbia pilufera présente une action antidouleur centrale. Elle serait aussi puissante que l’opium sans en avoir les effets indésirables : accoutumance, dépression respiratoire, constipation… en teinture mère (TM : 50 gouttes une à deux fois par jour).

* Salix alba (saule blanc) présente grâce à son écorce (et un peu à ses feuilles) une action antidouleur périphérique. Il est utilisé en décoction (une tasse par jour), en teinture mère (TM : 50 gouttes x 2 à 3 fois par jour) ou en nébulisat (1 gélule de 100 mgr x 3 fois par jour).

* Ribes Nigrum (cassis) est toujours très efficace contre l’inflammation, en teinture mère (TM : 50 gouttes x 2 à 3 fois par jour).

* Harpagophytum est le remède souverain de l’arthrose. Il est utilisé surtout en nébulisat à raison de 1 à 2 grammes par jour selon l’importance des douleurs.

* Boswellia serrata, curcumin et Uncaria tomentosa (griffe du chat) sont capables de bloquer la chaîne inflammatoire

* Ortie et prêle agiront sur la minéralisation osseuse.

* Ho Shou Wu (polygonum multiflorum) contient de la lécithine ce qui réduit la douleur centrale (cerveau) et de la rhéine qui renforce le cartilage et lutte ainsi contre l’arthrose. 

5. Les oligoéléments principaux sont :

* Cuivre et or contre l’inflammation.

* Germanium pour une meilleure oxygénation des tissus favorisant leur régénération.

* Zinc et Silicium organique sont incontournables par la régénération de l’ensemble des tissus que leur présence génère. 

6. Les vitamines A et D qui interviennent sur le métabolisme phosphocalcique et par là, la minéralisation osseuse. Elles sont toutes deux présentes dans les huiles de foie de poisson.

7. Les traitements à base de chondroïtine et de glucosamine sont indiqués pour régénérer les cartilages, tout comme les extraits de cartilages de requin ou de raie. Ils n’auront qu’une action tardive sur les douleurs, mais ils agissent sur la cause.

8. L’ostéopathie est indispensable pour remettre l’ensemble du squelette en équilibre. Cela peut nécessiter aussi le port de semelles ou un soin dentaire (équilibre de l’articulé dentaire).

9. L’acupuncture, l’auriculothérapie, les thérapies par champs électromagnétiques, la chromatothérapie (couleur), le laser, la réflexothérapie, la fasciathérapie, la kinésithérapie sont autant d’autres traitements ayant fait leur preuve sur les douleurs arthrosiques.

10. Localement, il existe des pommades anti-inflammatoires, des gels à base de silicium, des cataplasmes d’argile verte, le baume chinois du tigre (chauffant) ou des pochons de glaces (froid) selon les situations, etc..

11. Si le repos est de mise en cas d’arthrose douloureuse pour lui laisser le temps de récupérer, l’immobilité totale est déconseillée… Une petite activité physique sur terrain plat, sans port de charge et sur de petites distances est conseillée plusieurs fois par jour pour éviter que l’articulation douloureuse ne se rouille.

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12. L’alimentation est aussi importante. En cas de douleur, il convient d’éviter les excitants : café, alcool, épices… qui pourraient l’aggraver. Autrement, une alimentation légère, riche en crudités, fruits et poissons, mais pauvre en toxines est conseillée. Il convient donc d’éviter les sucreries, les laitages (non biologiques), les graisses cuites, l’alcool principalement qui peuvent aggraver les mécanismes de l’arthrose. La lutte contre le surpoids est aussi indispensable en cas d’arthrose. 

Tous ces traitements sont également valables en cas de rhumatismes ou de traumatisme. Mais il faudra leur adjoindre un traitement spécifique de la cause : claquage, entorse, goutte, polyarthrite…

Luc BODIN 

 

 

 

L’arthrose est une maladie dégénérative articulaire qui se traduit principalement par une dégradation et une usure du cartilage. Il s’agit d’un phénomène général qui survient plus ou moins précocement selon les activités physiques pratiquées. Quelques mesures permettent déjà de ralentir cette évolution, comme la perte de poids ou la mise en décharge.

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Mais certains remèdes présentent un intérêt indéniable pour protéger ou pour stimuler les cartilages. Ce sont :

  • la chondroïtine qui est un des principaux constituants des cartilages dont il assure la souplesse autant que la solidité. On comprend ainsi pourquoi une prise de chondroïtine permet de ralentir ou d’arrêter l’évolution arthrosique[1]. Elle favorise aussi un soulagement des douleurs engendrées[2] par l’arthrose et même une certaine régénération du cartilage. Une méta-analyse a d’ailleurs démontré l’efficacité de la chondroïtine dans le traitement de l’arthrose[3]. De plus, ces résultats se maintiennent plusieurs mois après l’arrêt du traitement. Le mécanisme d’action de chondroïtine n’est pas complètement établi. Il semble cependant qu’elle intervienne à différents niveaux du métabolisme des cartilages. Ses contre-indications sont les troubles de la coagulation sanguine et la grossesse.
  • la glucosamine est également un constituant essentiel des cartilages. Elle est fabriquée à partir d’un acide aminé, la glutamine et de glucose. Elle assure la cohésion et la lubrification des cartilages. De plus, la glucosamine a également démontré son efficacité sur les douleurs d’arthrose. Sa contre-indication est la grossesse, comme pour la chondroïtine.

Ces deux produits sont donc devenus aujourd’hui incontournables dans le traitement de l’arthrose. Ils peuvent intervenir autant lors de la crise arthrosique où ils contribueront à soulager la douleur ; mais aussi dans le traitement de fond où ils stimulent le cartilage et favorisent sa refonte. De plus, certaines études ont montré les bénéfices de l’association de ces deux produits : chondroïtine et glucosamine, en cas d’arthrose de genou[4].

Luc BODIN


[1] Mazieres B, Combe B, Phan Van A, Tondut J, Grynfeltt M. Chondroitin sulfate in osteoarthritis of the knee: a prospective, double blind, placebo controlled multicenter clinical study – J Rheumatol 2001 Jan;28(1):173-81

[2] McAlindon TE, LaValley MP, Gulin JP, Felson DT. Glucosamine and chondroitin for treatment of osteoarthritis: a systematic quality assessment and meta-analysis – Jama 2000 Mar 15;283(11):1469-75.

[3] Le Quotidien du Médecin du 08/10/2008.

[4] Das, A. and Hammad, T.A. Efficacy of a combination of FCHG49 glucosamine hydrochloride, TRH122® low molecular weight sodium chondroitin sulphate and manganese ascorbate in the management of knee osteoarthritis – Osteoarthritis Cartilage. 2000 Sep;8(5):343-50.

La bromélaïne est tirée de la queue de l’ananas. Il s’agit d’une enzyme étonnante, par ces indications multiples et variées qui en font un remède hors du commun. Beaucoup de femmes l’ont déjà appréciée pour les aider à vaincre leur cellulite. Mais ces services ne s’arrêtent pas là : ecchymoses, goutte, arthrites, colite, sinusite, varices, troubles des règles…pourraient également être soulagés par ce produit.

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L’ananas nous vient d’Amérique du Sud et d’Amérique Centrale. Il était déjà connu là-bas pour ses multiples indications médicinales, bien avant l’arrivée des Espagnols. Les Indiens utilisaient la pulpe du fruit sur les blessures et son jus contre les irritations digestives.

La bromélaïne quant à elle, fut découverte il y a maintenant plus d’un siècle. Elle est issue de la tige de l’ananas, mais aussi, en moindre mesure, du jus de fruits frais. Il s’agit d’une enzyme dite « protéolytique », ce qui signifie qu’elle est capable de réduire les protéines en fines molécules, appelées acides aminés, qui sont facilement éliminables par l’organisme.

Ce qui est particulièrement remarquable chez cette enzyme, c’est qu’elle semble ne s’attaquer qu’aux protéines anormalement fabriquées par l’organisme, c’est-à-dire aux protéines qui ne sont pas à leur place. C’est ainsi qu’elle détruit les protéines des fibres collagènes de la cellulite, des hématomes, des kystes, des fibroses, des nodules et d’excroissances diverses, favorisant ainsi leur dissolution. On pourrait dire qu’un traitement par bromélaïne fait le ménage de tout ce qui est anormal et inutile dans l’organisme.

Cet effet protéolytique fait contre-indiquer la bromélaïne chez la femme enceinte et allaitante à cause de son passage dans le lait maternel. Par ailleurs, cette enzyme ne présente pas d’effet indésirable.

La bromélaïne possède également des actions anti-oedémateuse et anti-inflammatoire notables. C’est pourquoi sa première indication fut la traumatologie. Elle soulage les entorses, les coups, les tendinites, les élongations, les déchirures musculaires… mais aussi les suites d’intervention chirurgicale. Elle permet dans ces situations de diminuer l’inflammation, la douleur, les œdèmes et aussi de favoriser une cicatrisation plus rapide.

Selon ce même principe, la bromélaïne soulagera également les articulations douloureuses, notamment en cas d’arthrose, d’arthrite, de polyarthrite, de goutte… Elle diminue la raideur ostéomusculaire et permet aux articulations de retrouver un fonctionnement plus normal.

Cette même action anti-inflammatoire soulagera aussi les veines douloureuses comme les varices. De plus, la bromélaïne aidera à diminuer les oedèmes des jambes secondaires à une insuffisance veineuse. Elle aurait aussi une certaine action fluidifiante sur le sang ce qui permettrait de prévenir en partie les risques de phlébite, mais aussi d’accident vasculaire cérébral et d’angine de poitrine.

Cette action sur les veines, associée à son effet protéolytique, a permis d’obtenir bien des améliorations notables sur la désagréable cellulite qui déprime nombre de femmes. La bromélaïne permettrait même de faire disparaître les capitons graisseux responsables de la « peau d’orange ».

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            Etant protéolytique, la bromélaïne peut être utilisée pour faciliter la digestion, surtout pour suppléer à un pancréas déficitaire (naturellement ou après pancréatectomie). Et ce qui est étonnant, c’est qu’elle serait aussi bénéfique sur les gastrites et les colites, soulageant leur inflammation et améliorant l’assimilation des aliments.

Un autre aspect de cette plante est son effet mucolytique, c’est-à-dire qu’elle permet l’élimination des sécrétions excessives de mucus comme il en existe dans les sinusites, les bronchites, l’asthme… Cette action alliée à ses effets anti-inflammatoires, mais aussi au renforcement de l’absorption de certains antibiotiques (pénicilline surtout), font de la bromélaïne, une alliée remarquable en cas d’infection de l’arbre bronchique ou de la sphère ORL. De plus, certaines études suggèrent qu’elle serait également immunostimulante ce qui complèterait parfaitement cette indication.

Enfin, ces multiples actions : protéolytique, anti-inflammatoire, anti-oedémateuse, immunostimulante… l’ont fait essayer avec un certain succès dans de nombreuses indications nouvelles : kyste de la thyroïde, kyste de l’ovaire, maladie de Parkinson, maladie d’Alzheimer, fibromyalgie… et même cancer, ainsi qu’encore bien d’autres maladies où une inflammation chronique prédomine. Les doses utilisées sont souvent plus importantes que celles habituellement conseillées. Mais attention, ces indications font actuellement partie de la recherche, et la prudence s’impose, car des études sont indispensables pour étayer ses premières données.

Hormis ces situations particulières, la bromélaïne offre déjà un éventail d’indications remarquables. Son absence d’effet indésirable et ses contre-indications quasiment inexistantes en font un remède à utiliser sans hésitation pour de nombreuses indications courantes : hématomes, cellulite, entorses, infections ORL et bronchiques, insuffisance pancréatique, colite, gastrite… pour ne parler que des principales.

Luc BODIN

Lors de mes stages, j’interroge souvent ce que j’ai dénommé « l’enfant intérieur » des personnes ou des groupes. Il s’agit d’une sorte d’archétype qui possède toutes les informations nécessaires pour retrouver son chemin de vie. Or, lors de mes séances ces dernières années, j’ai trouvé qu’il y avait une certaine rémanence dans les propos tenus. Les conseils indiqués sont souvent :

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  • Prendre davantage de temps pour soi. La personne n’arrête pas et ne prend aucune période pour réfléchir, se reposer, laisser aller son esprit et surtout laisser entrer les inspirations.

  • Faire des activités artistiques : peinture, chant, musique, décoration, écriture, etc. ce qui lui permettra de développer son cerveau droit, son cerveau de l’intuition et du ressenti qui n’est pas assez utilisé dans notre société.
  • Effectuer des méditations qui apporteront le silence du mental. De cela il en ressortira l’essentiel.
  • Avoir des contacts fréquents avec la nature qui apporteront le calme et l’équilibre.

 

La hanche est une articulation profonde, fréquemment touchée par des pathologies variées comme l’arthrose ou les fractures du col du fémur. Le scanner et l’IRM ont permis de perfectionner les démarches diagnostiques. Cependant, la radiographie de la hanche a toujours gardé son intérêt en première intention, permettant déjà de nombreux diagnostics

Pour l’étude complète d’une hanche (articulation coxo-fémorale), il est nécessaire de réaliser deux clichés : un cliché de face, qui prendra en même temps le bassin dans son ensemble, et un cliché de profil.

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La radiographie du bassin de face est réalisée préférentiellement sur une personne en position couchée. Les membres inférieurs doivent être allongés en extension sur la table d’examen et être mis en légère rotation interne, c’est-à-dire les pieds tournés vers l’intérieur d’environ 20°.

À la vue du cliché, le médecin devra d’abord s’assurer que le bassin a bien été pris de face. Pour cela, sur le cliché, la symphyse pubienne (articulation des os pubiens) en avant et le coccyx en arrière, doivent être parfaitement en alignement sur la ligne médiane. Cela permet de s’assurer qu’il n’y a pas de rotation du bassin qui pourrait fausser les interprétations de la radiographie.

Sur le cliché du bassin, les cols du fémur des deux hanches sont bien visibles ainsi que les trochanters fémoraux (partie haute des fémurs). L’étude comparative de ces deux articulations coxo-fémorales est facile, mais aussi très utile pour repérer une éventuelle anomalie.

 

La radiographie de la hanche de profil : Il existe plusieurs types de clichés de profil que l’on peut réaliser. Le plus fréquemment utilisé est le profil de Lequesne qui permet l’analyse précise de l’articulation coxo-fémorale, et ainsi de découvrir une éventuelle pathologie de la hanche.

Sur ce type de cliché, les deux têtes fémorales ne sont pas superposées, ce qui permet l’étude aisée de l’espace constituant l’interligne coxo-fémoral, c’est-à-dire l’espace compris entre le fémur et l’os coxal (os du bassin). C’est une information particulièrement importante pour dépister une arthrose coxo-fémorale débutante par le constat d’un « pincement » (diminution de l’espace) de l’interligne.

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L’analyse des deux clichés permet de repérer les principales pathologies de la hanche :

  • Une fracture du col ou de la région haute du fémur (fracture per-trochantérienne) est facilement identifiable sur les diverses radiographies. Car en plus de la douleur localisée au niveau de la hanche et de la déformation du membre inférieur, il existe la plupart du temps, un déplacement du foyer de fracture. Les fractures engrenées et donc non déplacées sont toujours possibles, mais exceptionnelles.
  • Une luxation de la hanche est aussi évidente sur les clichés. Elles sont rares, mais constituent des urgences chirurgicales.
  • Une arthrose de hanche (coxarthrose) est en revanche, une atteinte dégénérative très fréquente. Quatre signes radiologiques sont caractéristiques :
    • un pincement articulaire secondaire à une destruction des cartilages,
    • une condensation osseuse de la tête fémorale,
    • la présence d’ostéophytes qui sont des excroissances osseuses, souvent en forme de bec de perroquet,
    • la présence de géode (lacune, trou) autour de l’interligne, qui sont dus à l’hyperpression du liquide synovial qui finit par pénétrer dans l’os.

La coxarthrose survient généralement chez des personnes relativement âgées et nécessite la pose d’une prothèse totale de hanche (PTH). Il faut savoir qu’il n’y a pas de corrélation entre l’importance des lésions radiographiques et l’impotence ou la douleur ressentie par la personne.

  • Une dysplasie (malformation) de la hanche sera objectivée sur les deux clichés, la face et le profil. Elle se caractérise par un mauvais recouvrement osseux de la tête fémorale par l’os coxal (le cotyle). Il est intéressant de la diagnostiquer avant la survenue d’une arthrose, car à ce moment, une intervention conservatrice est encore possible, autrement il faudra avoir recours à une PTH.

  • Une ostéonécrose aseptique de la hanche est une destruction d’une partie de la tête fémorale suite à un défaut de vascularisation (secondaire quelquefois à des médicaments ou à des variations de la pression atmosphérique). D’un point de vue radiographique, l’ostéonécrose présente des aspects très variables qui peuvent aller d’une radiographie normale, à une atteinte mineure de la sphéricité de la tête fémorale, appelée image en coquille d’œuf, jusqu’à une perte majeure de sphéricité associée à une arthrose.

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AU TOTAL :

Le médecin commencera par vérifier que la radiographie de bassin a bien été réalisée strictement de face.

Ensuite, il comparera les deux hanches, sur le cliché de bassin de face. Il lui sera facile de repérer une malposition de la hanche évoquant une luxation.

  • Les fractures montreront une asymétrie entre les deux articulations. Souvent, le trait de fracture est évident et les os sont déplacés. Il faut cependant se méfier des fractures engrenées sans déplacement, mais une condensation au niveau du trait de fracture pourra faire évoquer le diagnostic dans un contexte de traumatisme.
  • L’arthrose évoluée se reconnaît du premier coup d’œil : pincement de l’interligne, condensation osseuse, ostéophytes. Il sera important de repérer les arthroses débutantes afin de pouvoir les traiter efficacement pour éviter leur aggravation. Au début, un simple pincement de l’interligne permet déjà d’évoquer le diagnostic.
  • Les dysplasies sont diagnostiquées sur l’absence ou l’insuffisance de recouvrement de la tête fémorale.
  • L’ostéonécrose est visible quelquefois par des anomalies de la sphéricité de la tête fémorale, voire par des images de destruction de la tête. Mais une radiographie normale ne permet pas d’éliminer formellement le diagnostic.

De toute façon, c’est la confrontation des anomalies observées sur les clichés de la hanche et des signes présentés par la personne qui permet le diagnostic.

 

Luc Bodin

 

L’arthroscopie est un examen consistant à passer un fibroscope à l’intérieur d’une articulation afin d’y visualiser les anomalies ou les lésions éventuelles. Mais son bénéfice ne s’arrête pas là, elle permet également de d’y effectuer des prélèvements et de réaliser des gestes chirurgicaux qui, l’évolution de la technique aidant, deviennent de plus en plus complexes et élaborés.

 

A la suite de traumatismes, d’accidents ou lors de maladies comme une arthrose, un syndrome du canal carpien , une malformation, des troubles tendineux ou ligamentaires, les examens radiologiques (radiographies standard, scanners, IRM) permettent généralement de poser le diagnostic. Cependant, il existe des situations où le diagnostic n’est pas évident. L’arthroscopie est alors une excellente solution. Dans d’autres situations, le diagnostic est posé mais l’arthroscopie sera indiqué à visée thérapeutique.

Car, l’arthroscopie permet à la fois d’affirmer un diagnostic en allant voir directement ce qui se passe à l’intérieur d’une articulation. Mais aussi dans le même temps, elle permet d’effectuer certains actes thérapeutiques : enlever ou suturer un ménisque lésé, nettoyer l’articulation (des corps étrangers ou des copeaux de cartilage, ménisque ou autres), re-insérer un ligament, libérer un nerf coincé… Autrefois limitée à l’articulation du genou, l’arthroscopie est maintenant utilisée pour un grand nombre d’articulations notamment l’épaule, le poignet, mais aussi lorsque la situation l’exige, la hanche, la cheville, le coude, la colonne vertébrale…

L’arthroscopie est donc une technique chirurgicale consistant à introduire un endoscope (tube souple) très fin dans une articulation à travers une petite incision d’un
centimètre au niveau de la peau. Cet acte nécessite une anesthésie loco-régionale (anesthésie du membre) voire quelquefois générale. Il faut donc que la personne soit à jeun depuis au moins 6 heures avant l’intervention. Le fibroscope, mesurant de 3 à 5 millimètres de diamètre, est souple. Il est composé d’une fibre optique reliée à un écran vidéo de contrôle afin que le chirurgien puisse suivre précisément les mouvements de la sonde tout en observant l’articulation.


La totalité de l’articulation est ainsi visualisée. Les cartilages, les ligaments, la synoviale (membrane fermant l’articulation et contenant le liquide synovial), les ménisques, le liquide intra-articulaire (liquide synovial) sont ainsi étudiés.

Selon les résultats de cette observation, un geste chirurgical peut être décidé. Alors, une deuxième (voire plusieurs) incision d’un centimètre sera réalisée afin de permettre l’introduction du matériel chirurgical : ciseaux, pinces, couteaux…

Les articulations bénéficiant le plus des bienfaits de l’arthroscopie sont :

· Le genou qui est souvent atteint lors de certaines pratiques sportives (football, tennis…), chez certaines professions comme les carreleurs, les couvreurs qui doivent demeurer longtemps agenouillés, à la suite de traumatismes, d’accidents (chute de ski), de malpositions des genoux (jambes arquées par exemple), dans les suites d’infections ou de rhumatismes, voire simplement à cause du vieillissement de l’articulation (aggravé par les surpoids). L’arthroscopie permet de diagnostiquer et de traiter la plupart des problèmes consécutifs à ces pathologies comme la suture ou l’ablation d’un ménisque, le remplacement d’un tendon, la réinsertion d’un ligament croisé, une réparation de cartilage ou simplement un nettoyage de l’articulation des morceaux de cartilages qui gênent l’articulation comme des grains de sables dans des rouages…

· L’épaule est très sollicitée et souvent dans de mauvaises positions. L’arthroscopie est indiquée souvent dans les suites de traumatismes, la survenue d’arthrose et les pathologies musculo-ligamentaires persistantes comme les périarthrites scapulo-humérales, les anomalies de la coiffe des rotateurs, les luxations récidivantes, les calcifications…

· Le poignet où l’indication essentielle est le syndrome du canal carpien. L’intervention consiste à décoincer le nerf médian pris dans le canal carpien.

Une fibroscopie est donc un acte chirurgical qui nécessite entre 15 à 60 minutes d’intervention selon l’acte thérapeutique à réaliser. Généralement, cet acte nécessite un à plusieurs jours d’hospitalisation selon la chirurgie réalisée et les soins post-opératoires nécessaires. Cependant, cette chirurgie est plus simple et légère qu’une chirurgie classique, de plus la récupération est beaucoup plus rapide.

Les complications et les effets secondaires sont habituellement des douleurs, de
petits hématomes, des gonflements… Ces problèmes sont transitoires et disparaissent spontanément. Exceptionnellement, surviennent une phlébite, une infection ou un épanchement (sanglant ou non) dans l’articulation…

 

 

Au Total :

 

      Lorsqu’une articulation est douloureuse, des examens sont réalisés : radiographies,
scanner, IRM… Les résultats obtenus sont quelquefois insuffisants pour poser le diagnostic, ou dans d’autres circonstances, le diagnostic est posé mais une décision chirurgicale est émise. Dans ces deux situations, une arthroscopie permettra de solutionner le problème.

     Lors de l’intervention sous anesthésie locale ou générale, le chirurgien commencera
par regarder l’ensemble de l’articulation : aspect du liquide intra-articulaire, présence ou non de corps étranger, aspect du cartilage, état des ligaments, des tendons, des ménisques… Cette inspection permettra de poser le diagnostic de manière certaine.

      Selon les lésions constatées, le chirurgien décidera si elles peuvent bénéficier d’un geste chirurgical réalisable par endoscopie. Si tel est bien le cas, l’intervention sera réalisée dans le même temps.

 

Dr Luc Bodin

L’effet placebo a déjà montré son efficacité dans la dépression, la maladie de Parkinson, l’hypertension artérielle, la migraine, l’insuffisance veineuse et maintenant dans l’arthrose.

Cela ne veut pas dire que ces maladies sont chimériques et ne produisent que dans la tête des personnes malades… Non, ce n’est pas ainsi qu’il faut le concevoir. Il faut surtout voir que l’effet placebo démontre la puissance de l’esprit sur le corps… Le remède ou le geste effectué n’en sont que le support.

Cet effet est déjà évident dans la pensée positive, les techniques de visualisation ou encore la sophrologie qui n’ont même plus besoin de ce support  physique pour stimuler la pensée guérisseuse…

corps tête cerveau (3)

Pour ce qui est de l’arthrose, le placebo a une action démontré statistiquement son effet bénéfique sur la douleur, la raideur et le bon fonctionnement des articulations arthrosiques.

Dr Luc Bodin